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titus /tìtùs/ [tʲìˈtʷùs], adj

  1. calme
  2. docile
  3. paci­fique

Le fait que ce terme s’ap­plique aus­si bien aux ani­maux qu’aux per­sonnes ne signi­fie pas qu’il est dépré­cia­tif, plu­tô que cer­tains ani­maux sont vus comme pré­sen­tant les mêmes carac­té­ris­tiques morales que les per­sonnes.

Exemple

  • Titus siụ keel ló dee­mo na kaawạt.
    docile ne.pas.être ser­pent c’est.pourquoi enfant ʟᴏᴄ offrir-ɴᴇɢ-ʀᴇᴘ
    « Les ser­pents ne sont pas des ani­maux dociles, c’est pour­quoi on n’en offre pas aux enfants. »

Dérivation

  • titu­sé­khe /tìtùsékʰe/, v (-ékhe inchoa­tif)
    appri­voi­ser
  • zeé­ti­tus /zèétìtùs/, v (zèé- fac­ti­tif-adju­ta­tif)
    cal­mer, paci­fier
  • tituspód /tìtùspód/, n (-pód domaine d’ap­pli­ca­tion)
    calme ; convi­via­li­té ; paix
    • tituspód­diyáa /tìtùspóddìyáà/, n (-dìyáà lieu)
      mai­son com­mune ; monas­tère

piak /pìàk/ [pʲàk], n

  1. terre
  2. sol
  3. conti­nent

Uti­li­sé comme nom loca­tif, piak signi­fie « voi­si­nage » : X piak na se tra­duit « près/à côté de X » ; X piak li en est l’é­qui­valent avec idée de mou­ve­ment.

Exemples

  • Walláng yaas riwạ piak.
    plante certes man­ger-ɴᴇɢ terre
    « Il est exact que les plantes ne consomment pas la terre. »
  • Keel piak na thón dua na.
    ser­pent sol ʟᴏᴄ mar­cher 1 ᴘʀᴇꜱ
    « Je marche à côté du ser­pent (immo­bile). »
  • Keel piak li thón dua na.
    ser­pent sol ɪɴꜱᴛ mar­cher 1 ᴘʀᴇꜱ
    « Je marche au côté du ser­pent (mobile), j’ac­com­pagne le ser­pent. »

Dérivation

  • piak­tiyáa /pìàktìjáà/, n (-diyáa lieu)
    pénin­sule
  • pia­kil /pìàkil/, n (-il pro­duit)
    humus
  • pia­ké­khe /pìàkékʰe/, v (-ékhe ingres­sif)
    enfouir, enter­rer
    • pia­ké­kh­ri /pìàkékʰri/, n (-ri ins­tru­ment)
      pelle
  • zeé­piak /zèépìàk/, v (zeé- fac­ti­tif adju­ta­tif)
    apla­tir, éga­li­ser ; bou­cher (trou)

keel /kèèl/ [kèːl], n

  1. ser­pent
  2. man­chot (han­di­cap)
  3. mal­adroit

Tra­duire les noms de la faune et de la flore d’une autre pla­nète n’est pas tou­jours facile. Ce n’est pas for­cé­ment le cas qu’il y ait des cor­res­pon­dances exactes, mor­pho­lo­giques ou éco­lo­giques.

Heu­reu­se­ment il existe sur Gree­dia un ordre d’a­ni­maux ver­té­brés dépour­vus de membres, majo­ri­tai­re­ment car­ni­vores, et dotés d’un excellent odo­rat. La dif­fé­rence avec les Ser­pentes ter­restres est qu’ils sont endo­thermes, que leur peau glabre est unie plu­tôt qu’é­cailleuse, et qu’au­cune espèce n’est veni­meuse. Ces ani­maux ont une répu­ta­tion cultu­relle plu­tôt neutre et sont trop farouches pour être domes­ti­qués.

Exemple

  • Tógdól na sák li zeé­ther­ri do na… keel koo !
    moment.général ʟᴏᴄ 2 ɪɴꜱᴛ gobe­let chute ᴘʀᴇꜱ ser­pent un
    « Les gobe­lets tombent sou­vent quand tu es là… quel mal­adroit ! »

Dérivation

  • kee­lil /kèèlil/, n (-il des­cen­dant, pro­duit)
    œufs de ser­pent ; cou­vée de ser­pen­teaux
  • mǐ’­keel /ˈmìíkèèl/, n ( « geindre »)
    cri du ser­pent ; glous­se­ment
  • khé­keel /kʰékèèl/, n (khé « sec »)
    para­ly­tique

wǎl /ùál/ [wǎl], adj

  1. immo­bile
  2. prêt
  3. des­ti­né à
  4. atten­dant

Les sens 3 et 4 sont déclen­chés par un com­plé­ment intro­duit par la post­po­si­tion li « avec ».

Les adjec­tifs épi­thètes pré­cèdent le nom, mais les pré­di­cats éga­le­ment et il n’y a pas de copule entre l’ad­jec­tif attri­but et le sujet. On dis­tingue donc les deux valeurs de l’ad­jec­tif avec un chan­ge­ment de la mélo­die de la pro­po­si­tion : les tons du sujet sont en moyenne plus bas que ceux du pré­di­cat. Cet abais­se­ment tonal /ꜜ/ est indi­qué dans la roma­ni­sa­tion par un tiret cadra­tin —.

Exemples

  • Bom­mu ul, wǎl — lios.
    ces­ser vent immo­bile ᴄᴏᴘ/herbe
     »(On voit que) le vent a ces­sé (car) l’herbe est immo­bile. »
  • Búl sák diû bú tín li wǎl — dua.
    venir 2 ꜰᴜᴛ c’est.à.dire ʀᴇᴘ/ceci.apprécié ɪɴꜱᴛ atten­dant ᴄᴏᴘ/1
    « J’at­tends que tu viennes. »

Dérivation

  • walláng /ùállaŋ/, n (-lang « carac­té­ri­sé par »)
    plante
    • wallán­gil /ùállaŋil/, n (-li pro­duit, résul­tat)
      foin ; régime végé­ta­rien
    • guwál­langíl /gù ́ùállaŋil/, n (gù(y) ́- uti­li­sa­teur)
      her­bi­vore ; végé­ta­rien
  • walé­khe /ùálékʰe/, v (-ékhe inchoa­tif, ingres­sif)
    (s’) immo­bi­li­ser ; faire une pause ; pré­pa­rer
    • walé­khe /ùálékʰè/, n (- ̀# résul­tat, nom d’ac­tion, de pro­duit)
      immo­bi­li­té ; pause ; pré­pa­ra­tion
  • zewál /zèúùál/, v (ze(w) ́- fac­ti­tif adju­ta­tif)
    faire attendre
    • zewâl /zèúùál ̀/, n (- ̀# résul­tat, nom d’ac­tion, de pro­duit)
      attente ; temps ; durée
    • zewárrǐ /zèúùárri/, v (-ri outil, ins­tru­ment)
      clep­sydre ; sablier
    • epsewâl /èpsèúùál ̀/, adj (èp- ̀# « qui fait mal »)
      en retard

bukon /bùkòn/ [bùˈkòn], rac. -kon, n

  1. os
  2. avant-bras
  3. branche d’arbre

Encore un nom de par­tie du corps avec pré­fixe bu-.

En fran­çais, on dit Je me suis cas­sé le bras et Il lui a cas­sé le bras ; en anglais I broke an arm et He broke his arm ; ces struc­tures pré­sentent un agent que l’ac­tion soit volon­taire ou non. En gree­dien ancien, celui qui subit l’ac­tion n’est jamais agent, aus­si dira-t-on Dua na tikra bukon lit­té­ra­le­ment « dans moi casse l’os », en face de Tín tikra bukon « il casse l’os (de quel­qu’un d’autre) ».

Exemple

  • Yé ísta krr ló dua na phés lóom na bú tikra bukon.
    ᴘꜰᴛ pro­non­cer crac c’est.pourquoi 1 ʟᴏᴄ celui.méprisé savoir ᴘʀᴇꜱ c’est.à.dire cas­ser os
    « J’ai enten­du un cra­que­ment, voi­là pour­quoi je sais que l’os est cas­sé. »

Dérivation

  • kom­ba /kòmbà/, n (- col­lec­tif)
    ossuaire
  • kog­gon /kòggòn/, n (CVg- aug­men­ta­tif)
    tronc ; bois
  • konil /kònil/, n (-il « des­cen­dant, pro­duit »)
    phos­phore
  • lékon /lékòn/, n (- « res­sem­blant à »)
    craie ; gypse
    • léko­nil /lékònil/, n (-il « des­cen­dant, pro­duit »)
      plâtre
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