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duǐl /dùǐl/ [dʷǐl], adj

  1. lourd
  2. impo­sant
  3. impor­tant, pres­sant

Dans le der­nier sens, quelque chose est tou­jours impor­tant « pour quel­qu’un » : cet adjec­tif aura un com­plé­ment en na.

Exemple

  • Lím sóga bú bab na duǐl.
    pro­té­ger clan c’est.à.dire père ʟᴏᴄ impor­tant
    « Pro­té­ger le clan est impor­tant pour mon père. »

Dérivation

  • duilláng /dùíllaŋ/, n (-lang « carac­té­ri­sé par »)
    plomb ; poids, plombs
  • dui­lé­khe /dùílékʰe/, v (-ékhe ingres­sif)
    alour­dir
  • téduǐl /tédùíl/, v (- éla­tif)
    être plus impor­tant que
  • zeé­duǐl /zèédùíl/, v (zè(w) ́- fac­ti­tif adju­ta­tif)
    pres­ser ; appuyer
    • zeé­duirrí /zèédùírri/, n (-ri ins­tru­ment)
      plaque de pres­sion ; piège

sungká /sùŋká/ [sùŋˈká], v

  1. gra­ver
  2. écrire
  3. écrire sur, décrire

Les signes sont gra­vées sur la pierre ou bien tra­cées à l’encre sur l’é­corce d’un arbre.

Le sys­tème d’é­cri­ture gree­dien est un syl­la­baire, appe­lé kar­thil d’a­près son créa­teur semi-légen­daire Kar­thi, dans lequel chaque signe cor­res­pond à un groupe (C)V(C). Il pos­sède la par­ti­cu­la­ri­té d’a­voir beau­coup moins de signes que de syl­labes pos­sibles dans la langue, qui seraient au nombre de 1260 même en ne notant pas les tons et en ne comp­tant pas les syl­labes comme diaas, pho­né­ti­que­ment unique [dʲaːs] mais ana­ly­sée pho­no­lo­gi­que­ment comme /dìààs/ avec trois voyelles, écrite comme trois syl­labes dis­tinctes.

Le syl­la­baire ne dis­tingue, dans les codas, que les syl­labes ouvertes (pas de consonne), les syl­labes ‑N (consonne sonante), les syl­labes ‑Q (consonne occlu­sive) et les syl­labes ‑S (consonne fri­ca­tive). Les deux pre­miers types de syl­labe peuvent por­ter un ton com­plexe (mon­tant ou des­cen­dant), les deux der­niers ne connaissent que les tons simples (bas ou haut).

De plus, cer­tains noms sont tou­jours écrits avec des logo­grammes, comme celui de la Déesse-Mère Alé­raze (Alueráz) et ceux des rois.

Exemple

  • Léé­dom­lang sungkát raa bú tin masia piak raa.
    voya­geur décrire-ʀᴇᴘ ᴘꜱ c’est.à.dire ce.apprécié loin­tain terre ᴘꜱ
    « Le voya­geur (nous) décri­vit cette terre loin­taine (qu’il avait visi­tée). »

Dérivation

  • sungká­ri /sùŋkári/, n (-ri ins­tru­ment)
    burin
  • thí­sung­kâ /tʰísùŋká ̀/, n (thí- ̀# « qui fait bien »)
    scribe
  • sung­kâ /sùŋká ̀/, n (- ̀# résul­tat)
    gra­vure ; texte
    • sungká­ku /sùŋkákù/, n (- par­ti­tif)
      lettre, signe, carac­tère
  • zeé­sungká /zèésùŋká/, v (ze(w) ́- fac­ti­tif adju­ta­tif)
    impres­sion­ner
    • zeé­sungká­lang /zèésùŋkálaŋ/, n (-lang « carac­té­ri­sé par »)
      impres­sion­nable
  • masungká /masùŋká/, v (ma(y)- « publi­que­ment, fiè­re­ment »)
    chro­ni­quer, témoi­gner par écrit
    • thí­ma­sung­kâ /tʰímàsùŋká ̀/, n (thí- ̀# « qui fait bien »)
      chro­ni­queur ; his­to­rien
    • masung­kâ /masùŋká ̀/, n (- ̀# résul­tat)
      chro­nique, jour­nal ; His­toire
    • masungká­sia /masùŋkásìa/, v (-sìa « préa­la­ble­ment »)
      pré­voir, pré­dire
      • masungká­sia /masùŋkásìà/, n (- ̀# nomi­na­li­sa­tion)
        pré­dic­tion, pro­phé­tie
  • nosungká /nosùŋká/, v (no(y)- « secrè­te­ment »)
    noter dans un jour­nal intime ; pen­ser à part soi
    • nosung­kâ /nosùŋká ̀/, n (- ̀# résul­tat)
      pen­sée secrète
    • nosungká­ri /nosùŋkári/, n (-ri ins­tru­ment)
      jour­nal intime

sóga /sógà/ [sóˈgà], n

  1. clan, famille
  2. confré­rie, socié­té

D’a­près les mots du roman :

Et les Gree­diens accor­daient une grande impor­tance à la famille et aux clans, impor­tance qui se retrouve aus­si dans la culture japo­naise.

Jacques Bel­le­zit, La cein­ture Hatik­va, p. 295

Exemple

  • Naná sóga duapód na ir yak raa.
    mère clan 1.domaine ʟᴏᴄ grand pou­voir ᴘꜱ
    « Le clan de ma mère avait un grand pou­voir. »

Dérivation

  • sóga­lang /sógàlaŋ/, n (-lang « carac­té­ri­sé par »)
    emblème, insigne cla­nique, sceau ; signa­ture
  • sógaal /sógàal/, n (-il pro­duit)
    sous-branche du clan, branche col­la­té­rale
    • sógaa­lé­khe /sógààlékʰe/, v (-ékhe ingres­sif)
      fon­der un clan
      • thísó­gaa­lé­khe /tʰísógààlékʰè/, n (thí- ̀# « qui fait bien »)
        fon­da­teur
  • sóga­ku /sógàkù/, n (- par­ti­tif)
    parent‧e ; confrère, consœur
  • sóga­ba /sógàbà/, n (- col­lec­tif)
    siège du clan ; mai­son ances­trale
  • sógapód /sógàpód/, n (-pód domaine)
    cou­tumes du clan ; loi
  • sógaá­khe /sógàákʰe/, v (-ékhe ingres­sif)
    exi­ler, ban­nir, expul­ser
    • sógaá­khe /sógàákʰè/, n (- ̀# nomi­na­li­sa­tion)
      exil, ban­nis­se­ment
    • sógaá­kh­lang /sógàákʰlaŋ/, n (-lang « carac­té­ri­sé par »)
      ban­ni, hors-la-loi

titus /tìtùs/ [tʲìˈtʷùs], adj

  1. calme
  2. docile
  3. paci­fique

Le fait que ce terme s’ap­plique aus­si bien aux ani­maux qu’aux per­sonnes ne signi­fie pas qu’il est dépré­cia­tif, plu­tô que cer­tains ani­maux sont vus comme pré­sen­tant les mêmes carac­té­ris­tiques morales que les per­sonnes.

Exemple

  • Titus siụ keel ló dee­mo na kaawạt.
    docile ne.pas.être ser­pent c’est.pourquoi enfant ʟᴏᴄ offrir-ɴᴇɢ-ʀᴇᴘ
    « Les ser­pents ne sont pas des ani­maux dociles, c’est pour­quoi on n’en offre pas aux enfants. »

Dérivation

  • titu­sé­khe /tìtùsékʰe/, v (-ékhe inchoa­tif)
    appri­voi­ser
  • zeé­ti­tus /zèétìtùs/, v (zèé- fac­ti­tif-adju­ta­tif)
    cal­mer, paci­fier
  • tituspód /tìtùspód/, n (-pód domaine d’ap­pli­ca­tion)
    calme ; convi­via­li­té ; paix
    • tituspód­diyáa /tìtùspóddìyáà/, n (-dìyáà lieu)
      mai­son com­mune ; monas­tère

piak /pìàk/ [pʲàk], n

  1. terre
  2. sol
  3. conti­nent

Uti­li­sé comme nom loca­tif, piak signi­fie « voi­si­nage » : X piak na se tra­duit « près/à côté de X » ; X piak li en est l’é­qui­valent avec idée de mou­ve­ment.

Exemples

  • Walláng yaas riwạ piak.
    plante certes man­ger-ɴᴇɢ terre
    « Il est exact que les plantes ne consomment pas la terre. »
  • Keel piak na thón dua na.
    ser­pent sol ʟᴏᴄ mar­cher 1 ᴘʀᴇꜱ
    « Je marche à côté du ser­pent (immo­bile). »
  • Keel piak li thón dua na.
    ser­pent sol ɪɴꜱᴛ mar­cher 1 ᴘʀᴇꜱ
    « Je marche au côté du ser­pent (mobile), j’ac­com­pagne le ser­pent. »

Dérivation

  • piak­tiyáa /pìàktìjáà/, n (-diyáa lieu)
    pénin­sule
  • pia­kil /pìàkil/, n (-il pro­duit)
    humus
  • pia­ké­khe /pìàkékʰe/, v (-ékhe ingres­sif)
    enfouir, enter­rer
    • pia­ké­kh­ri /pìàkékʰri/, n (-ri ins­tru­ment)
      pelle
  • zeé­piak /zèépìàk/, v (zeé- fac­ti­tif adju­ta­tif)
    apla­tir, éga­li­ser ; bou­cher (trou)
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