Skip to content

Lexembre #26 : ‑tōis

tak­tōis /ˈtaktoːi̯s/ n.I : « couleur X ; objet de couleur X »

Ce schéma est très lim­ité dans son applic­a­tion, et de fait abso­lu­ment pas pro­duc­tif : il ne s’ap­plique qu’à une classe fer­mée, celle des adjec­tifs purs –ceux qui prennent dir­ecte­ment une voyelle d’ac­cord de genre avec leur nom– désig­nant une couleur.

L’espace col­or­imétrique n’est divisé qu’en quatre en hannestiks :

  1. gādos « noir »
  2. hīsa « blanc »
  3. mōs « rouge »
  4. vente « vert, bleu »

Illus­trons cette divi­sion avec la palette suivante adaptée de cette image (les lignes diag­onales représen­tent des frontières plus floues) :

Divi­sion des couleurs dans la langue hannestiks

Bien entendu, un vocab­u­laire d’ap­par­ence aus­si lim­ité n’empêche aucune­ment de per­ce­voir la différence de teinte entre l’herbe et le ciel, ou entre une rose et une pépite d’or ; si besoin est, des modi­fic­ateurs seront employés, comme en français « pâle », « pro­fond », « vif », etc. ; mais les catégor­ies de base sont celles qui se présen­tent tout de suite à l’esprit.

Mots dérivés

  • hīsa­tōis /ˈhiːsatoːi̯s/ n.I (hīsa « blanc »)
    couleur blanche ; tache blanche ; taie (sur les yeux) ; cécité
  • mōstōis /ˈmoːstoːi̯s/ n.I (mōs « rouge »)
    couleur rouge ; rougeur, tache rouge ; couperose
  • ven­tetōis /ˈʋɛntɛtoːi̯s/ n.I (vente « bleu, vert »)
    couleur verte/bleue ; tache verte/bleue
  • gādostōis n.I ce nom n’ex­iste pas. Même dans un cadre aus­si lim­ité, la dériv­a­tion n’est pas systématique.

Leave a Reply

Your email address will not be pub­lished. Required fields are marked *

EN