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émmas /émmàs/ [éˈmːàs], n

  1. faîte
  2. toit
  3. sur­face éle­vée
  4. sur­face non plate

En gree­dien ancien, il n’y a que deux par­ti­cules gram­ma­ti­cales, post­po­sées au nom, qui cor­res­pondent à nos pré­po­si­tions : li instrumental/associatif (« avec, par ») et na loca­tif (« à, dans, chez, vers »). Quand plus de pré­ci­sion est néces­saire, on les asso­cie à des noms loca­tifs. Nous avons déjà vu les struc­tures X taphé li et X mie­khe li « le long de la route vers X », rajoutons‑y X émmas na « sur X (sur­face non plate) ».

Exemple

  • Utí­ta émmas na gotá thí­ma­baád na.
    tam­bour toit ʟᴏᴄ dan­ser jeune_mariée ᴘʀᴇꜱ
    « Une jeune mariée danse sur le tam­bour. »
    (Il s’a­git d’une tra­di­tion.)

Dérivation

  • émmaspód /émmàspód/, n
    cou­ver­ture, pro­tec­tion, recou­vre­ment
  • ésém­mas /ésémmàs/, n
    cha­peau, couvre-chef

baád /bàád/ [bǎːd], v

  1. habi­ter
  2. vivre

Exemple

  • Tál na yaas baád thí­lîm, es yem na yaas baád yû.
    tour ʟᴏᴄ certes habi­ter roi et océan ʟᴏᴄ certes habi­ter pois­son
    « Le roi vit dans la Tour, et les pois­sons dans l’o­céan. »
    (La deuxième par­tie s’emploie comme locu­tion signi­fiant : à cha­cun sa place)

Dérivation

  • bal­baád /bàlbàád/, n
    fré­quen­ter ; visi­ter (long terme)
    • bal­baád /bàlbàád ̀/, n
      visite
    • thí­bal­baád /tʰíbàlbàád ̀/, n
      visi­teur, hôte
  • baád­zia /bàádzìa/, v
    construire une mai­son
    • baád­zia /bàádzìà/, n
      chan­tier ; fon­da­tions
  • mabaád /mabàád/, v
    pendre la cré­maillère, inau­gu­rer une habi­ta­tion ; adhé­rer à (socié­té, ins­ti­tu­tion)
    • thí­ma­baád /tʰímàbàád ̀/, n
      jeune mariée ; novice
  • nobaád /nobàád/, v
    han­ter
    • nobaád’­ku­pa /nobàˈádkùpà/, n (kupa « mort »)
      lieu funeste

tál /tál/ [tál], n

  1. tour
  2. Palais Royal
  3. famille royale, royau­té
  4. pou­voir, auto­ri­té royale

Les sens déri­vés, pour une fois, sont tirés du roman pour la suite duquel j’a­vais ori­gi­nel­le­ment créé la langue gree­dienne : il est dit du Palais Royal de Gree­dia

C’é­tait le bâti­ment le plus éle­vé de la pla­nète, en ver­tu d’une tra­di­tion plu­ri­sé­cu­laire qui sub­sis­tait tou­jours, et qui vou­lait qu’au­cun bâti­ment ne dépas­sât en taille le Palais Royal, sym­bole de l’au­to­ri­té du roi sur ses sujets.

Jacques Bel­le­zit, La cein­ture Hatik­va, p. 267

Le Palais est sur­mon­té de deux flèches qui lui donnent son aspect (et sa taille) unique ; il est tout natu­rel que la royau­té elle-même soit asso­ciée à des sym­boles aus­si visibles.

Exemple

  • Geree­diyáa na tée Tál.
    Gree­dia ʟᴏᴄ ᴇʟ-haut Tour
    « Le Palais Royal est le plus haut (bâti­ment) de Gree­dia. »

Dérivation

  • tál­ba /tálbà/, n
    dynas­tie, lignée royale
  • tál­ku /tálkù/, n
    membre de la famille royale
  • itál /ìtál/, n (ǐ « mon­tagne »+ tál)
    tour de guet ; châ­teau
    • itál­lang /ìtállaŋ/, n
      châ­te­lain
  • túzdál /túzdál/, n (túz « feu » + tál)
    phare
    • gutúzdál /gùtúzdál/, n
      gar­dien de phare

tikra /tìkrà/, v

  1. bri­ser, cas­ser, rompre
  2. par­ta­ger, divi­ser

La défi­ni­tion la plus abs­traite pos­sible serait « action qui fait ces­ser l’u­ni­té préa­lable d’un objet ou groupe d’ob­jets » recou­vrant à la fois l’ac­cep­tion avec vio­lence (bri­ser) et sans vio­lence (par­ta­ger).

Je n’a­vais pas ce mot en v2.1, ce qui m’é­tonne puis­qu’il s’a­git tout de même d’un concept basique.

Exemple

  • Tikra korosím raa es kaa ku dua.
    rompre pain ᴘꜱ et don­ner chaque 1
  • « Il rom­pit le pain et nous le dis­tri­bua. »

Dérivation

  • tikra /tìkrà/, n
    cas­sure, bri­sure
    • tikra­ku /tìkràkù/, n
      mor­ceau, part
  • til­ti­kra /tìltìkrà/, v
    pul­vé­ri­ser, réduire en miettes
    • til­ti­kra /tìltìkrà/, n
      miettes
  • tikra­sia /tìkràsìa/, v
    scier ; décou­per
    • tikra­si­ri /tìkràsìri/, n
      scie

mie­khe /mìèkʰe/ [mʲèˈkʰè],

  1. regard, vue
  2. direc­tion
  3. but, des­ti­na­tion
  4. che­min, route

La vision était conçue par les Gree­diens anciens (tout comme chez nos Ancients) comme pro­ve­nant de l’œil et « pal­pant » l’ob­jet vu. Mie­khe dans son pre­mier sens se place dans la pers­pec­tive de l’ob­jet regar­dé. Pour pré­ci­ser de qui part le regard, on uti­lise une struc­ture ins­tru­men­tale : X li mie­khe « le regard de X, qui vient de X ».

Dans son qua­trième sens, ce mot est la contre­par­tie de celui d’hier, qui met­tait l’ac­cent sur l’o­ri­gine d’un che­min. Dans la struc­ture X + mie­khe li « en sui­vant la route de X », la dif­fé­rence est que X est lieu de des­ti­na­tion.

Exemples

  • Thílí­mil tígo mie­khe, khumá na mókpe na.
    prince détes­ter regard nez ʟᴏᴄ ver­rue ᴘʀᴇꜱ
    « Le prince déteste être regar­dé, il a une ver­rue sur le nez. »
  • Zór­tho­ba mie­khe li diyáa na énas thié­nas na.
    forêt direc­tion ɪɴꜱᴛ île ʟoᴄ cou­rir chas­seur ᴘʀᴇꜱ
    « Dans l’île, le chas­seur court (le long du che­min) vers la forêt. »

Dérivation

  • mie­kh­lang /mìèkʰlaŋ/, n
    point d’in­té­rêt ; attrac­tion
  • miek­khu /mìèkʰkʰù/, n
    coup d’œil