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*nowe /ˈnowe/, nom, « chiot »

  • F dou /ˈdow/, n, « enfant ; igno­rant, naïf »
  • PM dou /ˈdow/, n « enfant (qui a encore ses dents de lait) »
    • M1 dou- /ˌdow/, pré­fixe pour noms de résul­tats, pro­duits, fruits
    • M2 doeu /ˈdɤw/, n « enfant (en général) »

L’ab­sence de chiens à par­tir d’une cer­taine époque aurait pu conduire à la dis­pa­ri­tion de ce mot, mais il a ser­vi assez tôt à dési­gner les enfants entre le moment où leurs pre­mières dents poussent et celui où elles sont rem­pla­cées (et par exten­sion dans cer­tains dia­lectes les per­sonnes ayant autant d’en­ten­de­ment qu’un enfant). En M1 le mot s’est gram­ma­ti­ca­li­sé et est deve­nu un pré­fixe de dérivation.

*dopan /ˈdopan/, nom, « dent »

  • F dom /ˈdom/, nom, « ongle non taillé »
  • PM dom /ˈdom/, nom, « incisive »
    • M1 dom /ˈdom/, nom, « incisive »
    • M2 doem /ˈdɤm/, nom, « incisive »

Pas de dif­fé­rence de forme entre le feui-naan et M1, mais un inté­res­sant glis­se­ment séman­tique pour le pre­mier lié au tabou tou­chant les pro­tru­sions du squelette.

talak- /ˈtalak/ v.int « res­sem­bler à X, agir comme X »

Ce pré­fixe crée des verbes intran­si­tifs à par­tir de noms d’hu­mains et d’a­ni­maux, plus rare­ment d’ob­jets natu­rels. Il est par­ti­cu­liè­re­ment pro­duc­tif pour dési­gner des défauts.

Le -l final du pré­fixe sup­prime les consonnes ini­tiales de la racine ; si l’une d’entre elle est une vélaire (k g ṅ), le pré­fixe a la forme tał-. Seule la consonne v n’est pas concer­née et peut appa­raître après le -l et le .

Mots dérivés

  • talas­sa- /taˈlasːa/ v.int (*assa, vieille racine pour « abeille »)
    bour­don­ner
    • talas­sous /taˈlasːuːs/ n.I (-ous)
      bour­don­ne­ment
  • tał­valē- /ˈtaʟʋalɛː/ v.int (kvalē « étour­neau »)
    aller et venir, être inconstant
    • tał­valēus /ˈtaʟʋaleːu̯s/ n.I (-ous)
      incons­tance

takil- /ˈtakil/ v : « exXer, Xer hors de, déXer »

Sur un verbe de mou­ve­ment, ce suf­fixe ajoute l’i­dée de « sor­tir de », « quit­ter », un mou­ve­ment qui s’é­loigne du locu­teur ou du point de référence.

Comme je n’ai tou­jours pas de racines de verbes de mou­ve­ment, pas­sons tout de suite au sens qu’il donne aux autres verbes : ces­ser de faire une action en cours de route, défaire le résul­tat de l’ac­tion. La dif­fé­rence avec le suf­fixe -bis, qui peut éga­le­ment signa­ler une action non menée à son terme, est que l’ar­rêt du pro­ces­sus est volon­taire dans le cas de -il.

Mots dérivés

  • dīl- /ˈdiːl/ v.tr (dī- « tenir »)
    lâcher subi­te­ment ; aban­don­ner (quel­qu’un)
    • dīlek­nos /ˈdiːlɛknos/ n.I (-eknos)
      chute
    • dīlous /ˈdiːluːs/ n.I (-ous)
      aban­don
  • fełil- /ˈfɛʟil/ v.tr (feł- « vou­loir »)
    reje­ter, refuser
    • fełi­lek­nos /ˈfɛʟilɛknos/ n.I (-eknos)
      refus, rejet
    • fełi­li /ˈfɛʟili/ n.E (-li)
      capri­cieux, capricieuse
  • keippā­sil- /ˈkeːpːaːsil/ v.tr (keippās- « faire remar­quer »)
    cacher à, dis­si­mu­ler à
    • keipppā­si­lai /ˈkeːpːaːsilai̯/ n.E (-ai)
      conspi­ra­teur, conspiratrice
    • keippā­si­laks /ˈkeːpːaːsilaks/ n.E (-ks)
      per­sonne trompée
    • keippā­si­lek­nos /ˈkeːpːaːsilɛknos/ n.I (-eknos)
      secret ; men­songe (par omission)
  • kēp­til- /ˈkɛːptil/ v.tr (kēpt- « tuer »)
    gra­cier, épargner
  • koi­dil- /ˈkoi̯dil/ v.tr (koid- « don­ner »)
    reprendre ; voler
    • koi­di­lai /ˈkoi̯dilai̯/ n.E (-ai)
      voleur, voleuse
    • koi­di­li /ˈkoi̯dili/ n.A (-li)
      sou­ris
    • koi­di­lous /ˈkoi̯diluːs/ n.I (-ous)
      vol
      • tme­koi­di­lous /tmɛˈkoi̯diluːs/ n.I (tme-)
        gre­nier mal construit, qui laisse l’ac­cès à la vermine
  • sāmil- /ˈsaːmil/ v.int (sām « mou­rir »)
    res­sus­ci­ter, com­battre la mala­die avec succès
    • sāmi­lek­nos /ˈsaːmilɛknos/ n.I (-eknos)
      gué­ri­son

āta­kaks /ˈaːtakaks/ n.I : « lieu où l’on X »

Ce sché­ma forme des noms de lieux sur des verbes, exac­te­ment comme le sché­ma tme-ous ; mais contrai­re­ment à ce der­nier, ā‑ks n’est pas très pro­duc­tif. Seuls les verbes de mou­ve­ment peuvent le prendre. Lorsque ces deux sché­mas sont en concur­rence, tme-ous dénote plu­tôt le lieu habi­tuel de l’ac­tion, quel que soit son aspect, tan­dis que ā‑ks dénote un objet concret cultu­rel­le­ment déterminé.

Avec une racine com­men­çant par une voyelle, le pré­fixe a la forme āt-

Mots dérivés

Aucun pour l’ins­tant : le stock de racines avec lequel j’ai com­men­cé le Lexembre ne conte­nait aucun verbe de mou­ve­ment. Il fau­dra attendre le 1er jan­vier pour appli­quer ce sché­ma à de nou­velles racines.

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